PAPILLOMAVIRUS HUMAIN –

Le PAPILLOMAVIRUS HUMAIN (HVP) est un virus responsable d’infections du col de l’utérus chez la femme et d’infections des muqueuses ano-génitales et oropharyngées chez l’homme et la femme.

Il existe plus de 100 types de HPV. Ils sont désignés par un numéro, en fonction de leur ordre de découverte. Seuls certains types peuvent être à l’origine d’infection et au moins 13 types d’HPV sont cancérogènes.

Comment se transmet-il ?

Le HPV est très contagieux. Environ 80 % de la population sera un jour infectée par un HVP.

Ce virus se transmet d’une personne à une autre, par contact cutanéo-muqueux, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. L’utilisation des préservatifs ne protège que partiellement de la contamination par les HPV.

Ce virus est particulièrement résistant (au froid, aux détergents,à la dessiccation).

Quels sont les symptômes ?

Le virus est présent initialement sans symptômes visibles. Il peut rester « dormant » pendant des mois voire des années et peut s’éliminer spontanément.

Les HPV 6 et 9 peuvent entraîner l’apparition de condylomes acuminés (= verrues génitales) sur le pénis chez l’homme, sur les grandes lèvres chez la femme et au niveau anal.

Les HPV 16, 18, 31, 33, 35, 45, 52 et 58 peuvent être responsables d’atteinte du col de l’utérus avec apparition de cellules anormales (= cellules précancereuses) chez 1 femme contaminée sur 10. 

Quels sont les complications et les risques ?

Au total, 5 % des infections du col de l’utérus évoluent vers un cancer.

L’HPV est responsable de 99 % des cancers du col de l’utérus chez la femme. 

Le col de l’utérus est la localisation la plus fréquente d’infection au HPV, pouvant évoluer vers un cancer mais il existe également des cas de cancer orophrayngé, des cancers de l’anus et du pénis secondaire à des infections à HPV.

Quels sont les traitements ?

Il n’existe aucun médicament permettant la guérison d’une infection à papillomavirus.

Les lésions visibles du col de l’utérus ou de l’anus doivent être détruites par la cryothérapie (application d’azote liquide), par le laser, voir par de la chirurgie.

Des traitements locaux (gel) appliqués par le médecin sont également possibles.

Cependant le virus peut rester présent dans l’organisme.

Qui est concerné par la vaccination ?

En France, la vaccination concerne les jeunes filles, surtout avant les premières relations sexuelles. La vaccination est d’autant plus efficace si elle est débutée avant les 1er rapports sexuels.

Dans d’autres pays, elle est étendue aux garçons afin d’éradiquer ce virus.

 

Depuis 2005, deux vaccins sont disponibles en France.

Le vaccin bivalent (vaccin Cervarix®, qui protège contre les types 16 et 18) est ciblé contre les deux principaux HPV oncogènes (c’est-à-dire pouvant entraîner la survenue d’un cancer).

Le vaccin quadrivalent (vaccin Gardasil®, qui protège contre les types 6, 11, 16, 18) présente de plus une efficacité contre les condylomes dus aux HPV à faible risque oncogène des types 6 et 11.

Un nouveau vaccin (Gardasil9® protégeant contre les types 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58) est commercialisé en France.

 

Depuis 2007, la vaccination contre le HPV est recommandée en France pour les filles à partir de l’âge de 14 ans. Depuis 2013, la recommandation a été avancée à l’âge de 11 ans.

Un rattrapage est possible jusqu’à 19 ans révolus.

 

Le schéma vaccinal du Gardasil est :

Entre 11 et 13 ans révolus : deux injections espacées de 6 mois. 

Entre 14 et 19 ans révolus : trois injections administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois.

 

Actuellement la couverture vaccinale reste encore faible avec moins de 25 % de la population concernée (objectif > 90% pour obtenir une immunité de groupe).

 

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