HEPATITE VIRALE B – Bloc

L’HEPATITE B est une infection virale touchant le foie, qui peut évoluer en hépatite chronique avec un risque de cirrhose et de cancer. 

C’est la plus fréquente des hépatites.

Comment se transmet-elle ?

La transmission du virus se fait d’une personne à une autre, par un contact avec les liquides et sécrétions biologiques : par voie sanguine et sexuelle ou materno fœtale (lors de l’accouchement ou de l’allaitement).

Cette infection est 50 à 100 fois plus contagieuse que le VIH. Il suffit d’une quantité minime de sang contaminé pour s’infecter.

Le virus peut demeurer vivant environ 5 à 7 jours à l’air libre.

Quels sont les symptômes ?

L’hépatite peut se manifester par un syndrome pseudo grippal (fatigue, fièvre, perte d’appétit) et s’accompagner de troubles digestifs (douleurs abdominales, vomissements, diarrhées) et d’une jaunisse (un ictère) d’apparition variable suivant les formes.

Parfois ces signes cliniques peuvent ne pas exister ou passer inaperçus.

Quels sont les complications et risques ?

Dans 90% des cas, le patient guérit en quelques semaines.

 

Dans 5 % des cas, l’hépatite est fulgurante et mortelle.

 

Dans 5% des cas, l’hépatite deviendra chronique avec un risque d’évolution en cirrhose et cancer.

Quels sont les traitements ?

Il existe certains médicaments anti viraux pour traiter l’hépatite B en phase chronique.

Ces traitements n’apportent pas de guérison mais ils offrent un contrôle du virus afin de prévenir le risque de cirrhose et de cancers.

Lors des hépatites fulminantes, une greffe de foie est nécessaire pour sauver le patient.

Qui est concerné par la vaccination ?

La vaccination concerne tous les âges de la vie mais plus particulièrement les enfants de moins de 15 ans et les personnes exposées au risque de contamination (personnels de santé, travailleur sociaux, les proches de personnes contaminées, personnes immunodéprimées etc…).

En effet, 80% des infections ont lieu entre 15 et 40 ans. Il est donc préférable que la vaccination soit terminée avant et notamment avant le début des relations sexuelles.

La réponse vaccinale au vaccin contre l’hépatite B est meilleure chez l’enfant et l’adolescent que chez l’adulte. La vaccination en France a été introduite en 1982. Elle était obligatoire pour les professionnels de santé et fortement recommandée pour le reste de la population.

La couverture vaccinale était faible jusqu’en 2010 (entre 50 à 70 % d’enfant vacciné). Elle s’est améliorée par la suite mais reste inférieurs aux objectifs avec seulement 90 % d’enfants vaccinés (objectif > 95% pour obtenir une immunité de groupe). Avant l’arrivée de la vaccination, 1 personne sur 20 à 40 vivant en France avait été infectée par le virus de l’hépatite B.

Chez une personne vaccinée le risque de contamination diminue d’environ 95 %. Mais pour une personne non vaccinée, le risque de s’infecter reste encore très élevé, car le nombre de personnes contagieuses n’a pas encore diminué suffisamment (environ 300000 personnes soit 1 habitant sur 200).

 

Depuis le 1er janvier 2018, elle est devenue obligatoire pour les nourrissons nés après cette date.

Le schéma vaccinal :

La vaccination du nourrisson comporte une primovaccination à deux injections à 2 mois d’intervalle à l’âge de 2 mois et 4 mois, suivie d’un rappel à l’âge de 11 mois.

Un rattrapage vaccinal peut être effectué jusqu’à l’âge de 15 ans (en 2 ou 3 injections) mais n’est pas recommandé au-delà de cet âge sauf dans le cadre des professionnels de santé.

Toutefois, la vaccination contre l’hépatite B peut être effectuée à tout âge.

 

Pour les nourrissons, ce vaccin est effectué en combinaison (= dans la même injection) avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche la polio-myélite, les infections à Haemophilus influenzae b (« vaccins hexavalents »).

Pour les enfants et adultes, ce vaccin existe en monovalent.